| Depuis plus de vingt ans d’une recherche
multiforme, Hélène Lhote nous a habitués à
nous déshabituer. Au fil de ses diverses expositions personnelles
en France à l’étranger, elle nous surprend par
la diversité de sa production axée sur la mobilité
et les aléas de la perception.
Dans les années 80 ses peintures historiées
se présentent tels des retables, puis se développent
en bannières lorsque le sujet devient emblème. Son
œuvre sur l’appréhension du motif la conduit à
utiliser tamis, grilles et miroirs. Sa peinture se trame alors en
de longues striures échafaudant une figure trilobée
récurrente. En 1999, à l’occasion de commandes
de sculptures monumentales, elle amorce un travail dans des ateliers
de métallerie et d’émaillerie qu’elle
poursuit depuis lors. A ses découpes en acier et ses assemblages
aux formes organiques ou cosmiques s’intègre désormais
le verre. Elle obtient une Bourse de Création du Vitrail
à Chartres et présente ses œuvres sous forme
d’installations dans des monuments historiques. Aujourd’hui,
à ces jeux de transparence, brillance, opacité et
miroitement, elle associe la lumière électrique pour
de nouvelles créations hypnotiques. |